Le petit lexique
Le petit lexique
Les expressions que vous entendrez au 5 à 7, à l’aréna ou dans la file du café, surtout le français québécois très présent à Calgary, mais aussi l’Acadie, la Belgique, la Suisse et l’Afrique. Chaque mot a son sens, un exemple d’ici et un bouton pour l’entendre. Aucune variété n’est « meilleure » : c’est toute la francophonie.
Le mot du jour
QuébecTiguidou !
Parfait, c’est réglé.
« On se rejoint au café à 10 h ? — Tiguidou ! »
Attache ta tuque avec de la broche !
Québec
Littéralement : Fixe ton bonnet avec du fil de fer !
Accroche-toi, prépare-toi : ça va brasser.
« Rafales à 90 km/h sur la Deerfoot cet après-midi : attache ta tuque avec de la broche ! »
Il fait frette.
Québec
Il fait très froid.
« Moins trente à matin… il fait frette en titi. »
la poudrerie
Français canadien
Neige soulevée et emportée par le vent.
« Prudence sur la 2 : poudrerie et visibilité réduite. »
l’arche de chinook
Français de Calgary
La bande de nuages bien découpée au-dessus des Rocheuses qui annonce le vent chaud du chinook.
« Regarde l’arche de chinook : demain, on sera en coton ouaté. »
Il pleut à boire debout.
Québec
Littéralement : Il pleut tellement qu’on pourrait boire debout.
Il pleut à verse.
« Annule le pique-nique au parc Prince’s Island, il pleut à boire debout. »
une drache
Belgique
Une averse violente.
« Quelle drache ! Heureusement, à Calgary ça dure dix minutes. »
un banc de neige
Français canadien
Un amas de neige (une congère).
« La charrue a laissé un banc de neige devant l’entrée. »
la sloche
Québec
Neige fondante et boueuse.
« Après le chinook, les trottoirs du Beltline sont pleins de sloche. »
C’est correct.
Québec
Ça va, pas de souci.
« — Désolé, je suis en retard. — C’est correct, on commence à peine. »
Pantoute !
Québec
Littéralement : De « pas en tout ».
Pas du tout !
« — Je te dérange ? — Pantoute, entre ! »
Lâche pas !
Québec
N’abandonne pas ! Continue !
« Ton premier hiver est presque fini, lâche pas ! »
Tiguidou !
Québec
Parfait, c’est réglé.
« On se rejoint au café à 10 h ? — Tiguidou ! »
jaser
Québec
Bavarder, discuter.
« Viens jaser avec nous au 5 à 7 de jeudi. »
placoter
Québec
Bavarder de tout et de rien.
« Les parents placotent au bord de la patinoire. »
magasiner
Français canadien
Faire les magasins.
« On va magasiner des bottes d’hiver avant la première neige. »
la fin de semaine
Français canadien
Le week-end.
« Bonne fin de semaine ! On se voit lundi. »
un dépanneur
Québec
Une épicerie de quartier.
« À Calgary, le dépanneur s’appelle plutôt un « convenience store ». »
une tuque
Français canadien
Un bonnet d’hiver.
« Pas de tuque à moins vingt ? Mauvaise idée. »
des mitaines
Français canadien
Des moufles.
« Les mitaines sont plus chaudes que les gants. »
un coton ouaté
Québec
Un sweat (molleton).
« Chinook à +12 en janvier : sortie en coton ouaté. »
un chandail
Français canadien
Un pull, ou un maillot (de hockey).
« Il a mis son chandail des Flames pour le match. »
un char
Québec
Une voiture (familier).
« À Calgary, sans char, vis près du CTrain. »
le chauffe-moteur
Français canadien
L’élément qui garde le moteur tiède les nuits froides.
« Branche le chauffe-moteur, il annonce moins trente-deux. »
déjeuner · dîner · souper
Français canadien
Les trois repas au Canada (aussi en Belgique et en Suisse). En France : petit-déjeuner, déjeuner, dîner.
« On soupe à 18 h ; viens avec ta blonde. »
ma blonde · mon chum
Québec
Ma copine · mon copain (chum veut aussi dire « mon ami »).
« Mon chum vient de Rimouski ; moi, de Dakar. »
avoir de la misère
Québec
Avoir de la difficulté.
« J’ai de la misère avec l’accent albertain au téléphone. »
être tanné
Québec
En avoir assez.
« Je suis tanné de pelleter, vivement le chinook. »
C’est plate.
Québec
C’est ennuyant / c’est dommage.
« C’est plate, l’activité est complète. »
avoir le goût de…
Québec
Avoir envie de…
« J’ai le goût d’aller à Banff dimanche. »
être aux petits oiseaux
Québec
Être ravi, comblé.
« Ses parents sont venus de Gatineau : elle est aux petits oiseaux. »
cogner des clous
Québec
Littéralement : Taper sur des clous (la tête qui tombe).
Somnoler, tomber de sommeil.
« Après la journée de ski à Kananaskis, je cogne des clous. »
être dans les patates
Québec
Littéralement : Être perdu dans le champ de patates.
Se tromper complètement.
« Le GPS est dans les patates : la 17e Avenue SE, pas SW ! »
Ça a pas d’allure !
Québec
Ça n’a pas de sens !
« Plus vingt en février ? Ça a pas d’allure ! »
faire du pouce
Français canadien
Faire de l’auto-stop ; aussi rebondir sur une idée.
« Je fais du pouce sur ton idée : organisons un pique-nique bilingue. »
asteure
Acadie
Littéralement : De « à cette heure ».
Maintenant (courant aussi au Québec).
« Asteure qu’on est installés, on peut recevoir. »
icitte
Acadie
Ici (familier ; Acadie et Québec).
« Icitte, à Calgary, le soleil brille même à moins vingt. »
septante · nonante
Belgique
Soixante-dix · quatre-vingt-dix (Belgique et Suisse ; huitante pour quatre-vingts dans certains cantons).
« Le bus 300 ? Non, le septante-deux. »
un natel
Suisse
Un téléphone portable (Suisse).
« Ici, on dit « cell » : mon natel est devenu un cell. »
le boulot
France
Le travail (familier).
« J’ai trouvé un boulot au centre-ville, je prends le CTrain. »
Ça marche !
France
D’accord, entendu.
« Samedi au marché d’Inglewood ? — Ça marche ! »
On dit quoi ?
Afrique de l’Ouest et centrale
Quoi de neuf ? Comment ça va ? (Cameroun, Côte d’Ivoire)
« On dit quoi, la famille ? Bien installés à Saddle Ridge ? »
Ça va aller.
Afrique de l’Ouest et centrale
Tout ira bien. (Dit partout, et incontournable en Afrique francophone.)
« Premier hiver, nouveau travail, nouvelle école… ça va aller. »
On est ensemble.
Afrique de l’Ouest et centrale
On se soutient ; à bientôt (Côte d’Ivoire et ailleurs).
« Merci pour le déménagement, on est ensemble ! »
un 5 à 7
Québec
Une rencontre après le travail, vers 17 h à 19 h.
« Le 5 à 7 francophone a lieu au centre-ville ce jeudi. »
un courriel
Français canadien
Un e-mail (terme officiel au Canada).
« Je vous envoie le bail par courriel. »
Bienvenue !
Québec
De rien ! (en réponse à « merci »), et aussi « bienvenue ».
« — Merci pour l’aide ! — Bienvenue ! »
Bonjour-Hi !
Québec
Le salut bilingue des commerces montréalais ; à Calgary, c’est l’inverse : « Hi! …Bonjour ? »
« Ici, on dit « Hi » d’abord, puis on cherche les francophones. »
le Stampede
Français de Calgary
Les dix jours de l’Exposition et Stampede de Calgary en juillet, et l’ambiance de toute la ville.
« Pendant le Stampede, tout le monde porte un chapeau de cowboy, même au bureau. »
la Deerfoot
Français de Calgary
Deerfoot Trail, l’autoroute nord-sud de Calgary, et ses bouchons.
« Évite la Deerfoot à 17 h, prends Crowchild. »
le +15
Français de Calgary
Le réseau de passerelles fermées du centre-ville, à environ 15 pieds au-dessus de la rue.
« À moins trente, je traverse le centre-ville par le +15. »
Il manque une expression de chez vous ? Proposez-la ; nous ajoutons les variétés de toute la francophonie, avec un exemple calgarien.
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